En Mars 2020, la planète a fait une pause.
Tout le monde s’est alors souvenu que nous n’étions qu’Un.
Chaque individu a réalisé à quel point sa façon d’agir avait un impact sur l’ensemble de la communauté.

Il nous a été donné la chance de poser les faux-semblants, de nous montrer tels que nous étions, avec nos peurs non exprimées, nos espérances étouffées, nos amours éloignées.

Au moment où naissait le printemps, nous nous retrouvions entre quatre murs. Dans un cocon pas très confortable, et dans lequel nous n’avions pas prévu de nous retrouver.

Les plans de notre mental avaient volé en éclats.

Que nous restait-il?

Qui allions-nous être une fois nos distractions habituelles disparues?

Aucun échappatoire.

Ce dimanche sans fin annonçait un point de non retour.

Des années à camoufler nos réactions, nos envies, nos rêves et nos projets. Parfois une vie entière à essayer d’être parfait(e) dans un rôle qui n’était pas le nôtre. Des siècles à faire tant d’efforts pour cacher nos réelles émotions par peur de “choquer”, de déranger, ou simplement par peur d’être “différent(e)”.

L’être humain réalisait qui il était: un être qui avait passé sa vie à tout faire pour cacher son unicité.

Après ce chaos, ce réveil, cette crise, en sortant du cocon, nous avions donc un choix: être enfin Nous-même de manière inconditionnelle, ou continuer de faire comme si rien ne s’était passé.

L’humanité entière avait vécu un événement similaire. Chaque être avait ressenti la même chose, sous une forme ou une autre. Et chacun avait donc eu un choix à faire.

Mon cocon avait été douloureux…
A la hauteur de ma résistance, devrais-je dire.

Mon cocon avait été parfait…
Il m’avait offert la possibilité de prendre conscience de mes mensonges, de mes “petits arrangements” avec moi-même, et de ma peur de ressentir la Vie s’exprimer au-travers moi.

Et en ce mois de Mars 2020, moi aussi j’avais fait mon choix.

J’allais être “Humain”.

 

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