De quand date votre dernière douche?

De quand date votre dernière douche?

Nous prenons soin de notre hygiène dentaire, de notre hygiène intime, de notre hygiène corporelle en général, de ce que nous mangeons, de ce que nous faisons comme activité sportive. Nous faisons aussi régulièrement le ménage de notre lieu de vie, et même de notre voiture… Mais depuis quand n’avons-nous pas pris soin de l’hygiène de ce qui est à l’origine de tout? C’est à dire nos pensées.

Réflexion de l’intérieur

Tout ce que nous voyons dans la matière n’est que le reflet de ce que nous pensons. C’est pour cela que l’on dit que nos pensées créent notre réalité.

Mais nous oublions très fréquemment cette vérité parce que nos sens physiques sont si puissants qu’il est parfois très facile de s’y tromper et de « croire » ce que l’on voit.

A mes yeux, le plus délicat dans l’expérience que je suis en train de faire de ma vie est cela: rester consciente de l’illusion, tout en participant quand même à cette illusion.

Pas toujours évident de ne pas être dans le jeu des extrêmes: ne plus rien croire (et donc perdre l’envie de jouer), ou se coller à l’illusion (et donc se déconnecter complètement de la « vraie réalité », qui est l’intérieur comme point de départ).

C’est cela la parfaite imperfection: accepter que nous ne serons jamais stables, puisque sinon, nous ne serions plus libre de choisir comment nous voulons jouer (en mode oubli, ou en mode « connaissant »).

Le bénéfice des douches

Je disais dans l’introduction que nous prenons soin de notre hygiène extérieure. Et effectivement, c’est une façon d’être qui apporte beaucoup de points positifs. Je nous encourage donc fortement à continuer ainsi! Hahaha!

MAIS! Cela ne suffit pas.

C’est comme mettre du déodorant après avoir fait deux heures de sport. Le déodorant en lui-même sent bon mais, si nous ne prenons pas une douche avant de le mettre, son odeur sera toujours mélangé avec celle de la transpiration!

En nettoyant l’extérieur (notre corps, notre environnement, les relations que nous avons, ou le travail que nous faisons) nous enlevons ce qui est visible, ce qui s’est accumulé.

Mais si nous ne nettoyons jamais ce qui a créé les situations extérieures, les « déchets » continueront de s’accumuler.

S’occuper de la cause, pas seulement de l’effet

Je vais prendre un nouvel exemple très concret. Imaginons que nous sommes en train de manger dehors. Il fait beau. Nous avons pris soin de cuisiner de très bons plats avec des ingrédients de très bonne qualité. Nous avons nettoyé la table et les chaises, nous avons mis une jolie nappe et servi des boissons fraîches. Nous avons donc « douché » l’extérieur.

MAIS, nous avons laissé allumée la tondeuse à gazon et celle-ci, en plus d’être bruyante, envoie de l’herbe constamment sur notre jolie table.

Nous pouvons passer notre repas à nettoyer la table. Cela permettra effectivement d’avoir une table propre (pendant quelques secondes en tout cas). Mais il serait plus simple et plus efficace d’aller arrêter la cause de la saleté: la tondeuse à gazon.

Notez aussi que si vous arrêtez la tondeuse, mais laissez la table avec l’herbe qui a été envoyée dessus jusque-là, cela ne sera pas non plus agréable. Il faut s’occuper des deux.

Cependant, quand vous vous êtes effectivement occupé de la cause (tondeuse) et de l’effet (l’herbe sur votre table), le travail est terminé et vous pouvez profiter de la situation.

Tous les jours

Quand nous travaillons nos croyances et essayons de les changer afin de matérialiser une vie qui correspond davantage à ce que nous voulons, nous commençons souvent par « nettoyer notre table ».

Nous méditons, nous participons à des séminaires nous expliquant les théories libératrices, nous faisons des affirmations et des rituels. C’est un premier pas parfait parce qu’il signifie que nous sommes prêt(e)s à agir différemment (yang).

Cependant, si ces actions ne sont pas accompagnées de « l’arrêt de la tondeuse à gazon », c’est à dire une mise en lumière des croyances que nous avons, et surtout des pensées qui sont les nôtres au fil de la journée, le travail est sans fin.

C’est cela qui donne l’impression que nous n’y arriverons jamais.

Et c’est cela qui rend les choses si désespérantes parfois!

Arrêter la tondeuse (Yin) c’est selon moi regarder tous les jours nos pensées, et choisir en conscience la densité que nous donnons à chacune d’elles.

Par exemple, chaque soir, nous pouvons faire rapidement le tour de nos pensées de la journée, et décider: « celle-ci je la garde parce que je veux qu’elle prenne forme. Je choisis donc de continuer de la penser; Et cette autre je ne la choisis pas comme faisant partie de mes préférences, donc je la remets en état « non dense ». »

Je suis en train de travailler sur cela depuis quelques jours et je pense que c’est la clef.

Je suis convaincue que, le temps n’existant pas, ce n’est pas parce que nous nous traînons des pensées de vies antérieures ou autre que celles-ci ont une forme si importante dans nos vies.

Je pense plutôt que notre vie (extérieure/yang) ne change pas beaucoup parce que, chaque jour, nous pensons (intérieur/yin) les mêmes choses par habitude… Et donc, que nous ne nous « douchons » pas! 😜

Le prochain pas

Je choisis d’éteindre ma « tondeuse à gazon », et de me « doucher » plus souvent!!!

 

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